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  • Musique et Son au Cameroun

    Musique et Son au Cameroun

    Depuis depuis, la musique du mboa c’est un vecteur culturel puissant. Elle chauffe le quartier, fait danser les gars et les nga, mais surtout, c’est un njoka entre les générations. Du Bikutsi, qui fait sheck les mamans, au Makossa qui a déjà fini le tableau à l’international, en passant par le Mbolé qui ambiance les jeunes jusqu’au petit matin, la zik camer c’est un vrai boss dans le game.

    Manu Dibango

    Gars, faut pas seulement voir le show, y’a aussi les ways qui fâchent. Ici, les artistes doivent gérer leur nkap comme des vrais warriors. L’industrie, elle est encore dans les situas du manque d’infrastructures, les fay-men qui tchoco mal les artistes, et le système de droits d’auteur qui est en jachère. Pourtant, malgré ces galères, les gars ne baissent pas les bras ! Grâce au streaming et aux collab’ avec des artistes étrangers, les sons du Mboa vont loin.

    Aujourd’hui, nos artistes pètent les scores sur Spotify et YouTube, et même des têtes comme LibiancaSalatiel ou Ko-C se retrouvent dans les charts à l’international.

    On va donc presser ce sujet en profondeur : comment le Makossa, le Bikutsi et le Mbolé ont fait leur kongossa avec le jazz, la rumba et l’Afrobeats pour créer un son unique ? Quels sont les vrais défis du game ? Qui sont les capos qui font rayonner la musique camerounaise des quartiers animés du Mboa jusqu’aux States ? Installe-toi bien, prends appui. Le Ben Sikin qu’on va take là va rouler sur des routes musicales cabossées mon frère, ça va être show comme un bon poulet DG à Bastos.

    1. Origines et Évolution de la Musique Camerounaise
      1. Racines Traditionnelles de la Musique Camerounaise
        1. Les Instruments Ancestraux : L’Identité Musicale des Peuples
          1. Des Percussions : Le Pouls de la Tradition
          2. Des Cordophones : Entre Musique et Récits Épiques
          3. Les Aérophones : La Puissance du Souffle
        2. Les Chants Rituels et Leurs Fonctions : Une Musique Spirituelle et Sociale
          1. Le Chant Mevungu (Fang-Beti) – Initiation Féminine et Mystique
          2. Le Bikutsi Funéraire (Beti) – Deuil et Passage des Âmes
          3. Chants des Piroguiers (Douala) – Travail et Connexion avec les Esprits de l’Eau
          4. Chants Guerriers Bamiléké – Courage et Protection Avant la Bataille
            1. Quelques chants ethniques en synthèse et leur fonction
        3. Les Premiers Styles Musicaux Issus des Traditions Orales
          1. Le Bikutsi : Le Son Qui Refuse de Fatiguer
          2. ​​​​​​​Le Makossa : Quand Douala a Pondu un Son Planétaire
          3. Le Mbolé : La Renaissance d’une Tradition Urbaine
      2. Influence Coloniale et Mutation Musicale
        1. L’Influence des Musiques Européennes et Américaines sur le Paysage Sonore Camerounais
          1. Période Coloniale : Adaptation et Appropriation
          2. Les Années 1920-1950 : Premiers Métissages Musicaux
            1. 🎺 Le Highlife et la Palmwine Music : Influence Ghanéenne et Nigériane
            2. 🎷 Le Jazz et le Blues Américains : Impact des Soldats Alliés
            3. 🥁 L’Ambas-Bey : Une Réponse Camerounaise à la Colonisation
        2. Impact Économique et Culturel des Mutations Musicales
          1. Les Revenus du Game : Qui Mange son DG et Qui est Gueme ?
            1. 📌 Makossa : Un moteur économique du mboa 🎷
            2. 📌 Bikutsi : Le marché local refuse de mourir 🥁
            3. 📌 Le streaming : Nouveau nkap way pour les artistes 🎧
            4. 📌 Concerts et festivals : Quand le Camer est ambiancé, ça chauffe 🔥
        3. Un Levier d’Exportation et d’Influence Culturelle
    2. LA MUSIQUE CAMEROUNAISE AUJOURD’HUI
      1. La Musique Camerounaise : Chacun pour soi?
        1. L’Essor du Digital et des Plateformes de Streaming : Un Nouveau Nkap Way
        2. La Musique : Un Poids Lourd de l’Économie Camerounaise
        3. Les Gros Défis du Game Camerounais
      2. La Musique Camerounaise, Un Game Qui Ne Dort Pas !

    Origines et Évolution de la Musique Camerounaise

    Ça ne date pas d’hier mon ami! La musique au Mboa ça chauffait les villages, ça rythme encore les cérémonies et ça permet même de faire le kongossa avec les ancêtres. Ici, chaque ngoma, chaque balafon, chaque mvett, c’est un bout de mémoire qu’on conserve à jamais.

    Vidéo d’un Tam tam nkul beti en action

    Avec toutes nos tribus, notre pays c’est le DG des cultures, et chaque coin a ses propres vibes. Les tambours à fente chez les Beti, les sonnailles chez les Bamiléké, les flûtes du Grand Nord, c’est tout un processus qui s’est construit sur des siècles. Avec les colons qui sont venus faire ce qu’ils ont fait, il y a eu un mélange culturel. On a vu les guitares, les cuivres et les pianos entrer dans le game. Les gars du mboa n’ont pas dormi, ils ont capté les nouvelles vibes et ont transformé ça en Makossa et Bikutsi populaire, des styles qui ont fini le tableau à l’international.

    Dans cette première partie, on va tirer les racines du son camer, de la tradition jusqu’aux premiers grooves modernes. On va voir comment les anciens ont start le game avec leurs chants rituels et comment la colonisation a inspiré les nouveaux styles. Bref, on t’amène dans un voyage musical où le passé et le présent s’entrelacent comme un bon beat de Mbolé qui ne laisse personne assis. Accroche-toi bien gars! C’est jusqu’au matin qu’on va s’ambiancer !


    Avant que le Mboa n’envoie du lourd sur YouTube et Spotify, la musique c’était d’abord un langage, un truc sacré qui parlait au peuple et aux ancêtres. Que ce soit pour célébrer, guérir ou même régler des palabres, chaque mélodie avait son rôle. C’est cette vibe-là qui a donné naissance aux styles d’aujourd’hui, en gardant toujours ce lien fort entre tradition et modernité.


    Les Instruments Ancestraux : L’Identité Musicale des Peuples

    Avec plus de 250 ethnies, le Camer, c’est le quartier général des instruments qui donnent le vrai show. Chaque kwatta a son propre style, et si tu veux sheck au village, faut respecter le rythme.

    Des Percussions : Le Pouls de la Tradition

    Le Nkul : Chez les Beti et Bamilékés, ce tambour à fente, c’est leur WhatsApp du temps ancien. Les gars tapaient des messages codés qui passaient de village en village. Qui peut faire ça avec un iPhone ?!

    Le Balafon : C’est le piano du terroir ! Chez les Bamilékés et les Grassfields, il résonne dans les mariages, les funérailles, et même dans les réunions du chef. Un bon joueur de balafon, c’est un gars lourd.

    Les sonnailles bamilékés : Les danseurs attachent ça aux pieds pour donner un groove naturel à chaque pas. Quand ils sheck avec ça, c’est trop tchoco !

    Des Cordophones : Entre Musique et Récits Épiques

    Le Mvett : C’est un lifestyle ! Chez les Beti, seuls les vrais mbom-mvett peuvent jouer ça et captiver un public avec des récits épiques.

    La harpe Bwiti : Chez les Fang, elle se joue dans les cérémonies où les gars entrent en trance et se connectent avec l’au-delà. Faut pas tester hein !

    Les Aérophones : La Puissance du Souffle

    Le Kakaki : Trompette royale du Nord Cameroun. Quand ça sonne, même le plus nerveux des gars sait que le chef arrive.

    Les flûtes des Bali : Elles appellent les esprits des ancêtres pendant les funérailles. Ici, on ne fait pas le njoh avec les traditions !


    Les Chants Rituels et Leurs Fonctions : Une Musique Spirituelle et Sociale

    Je wanda ! Tu crois que la musique c’est juste pour bringuer et sheck au kwatta ? Faux gars ! Ici, elle a un rôle bien précis, que ce soit pour appeler les ancêtres, guider les âmes ou motiver les guerriers avant la bataille. Dans les villages du Mboa, la musique est un moyen pour transmettre la culture et assurer la connexion entre le monde visible et l’invisible. Voici quatre chants rituels qui montrent bien comment la musique est ancrée dans les traditions camerounaises.


    Le Chant Mevungu (Fang-Beti) – Initiation Féminine et Mystique

    Rituel réservé aux femmes pour renforcer leur pouvoir spirituel et leur lien avec les ancêtres.

    Ce chant mystique est utilisé dans le rite du Mevungu, une cérémonie initiatique secrète chez les Fang et les Beti. Seules les femmes mariées peuvent participer à ce rituel, qui pouvait être demandé par les hommes quand les temps étaient durs dehors…

    Le Mevungu utilise des répétitions vocales hypnotiques et des percussions discrètes pour plonger les participantes dans un état de transe. Ce chant agit comme un canal entre les initiées et les esprits des ancêtres, leur transmettant protection et sagesse.

    Le rite associé au chant? Déjà qu’il est mystique et peu documenté, on dirait qu’il a sombré dans l’oubli; le « mevul : toison pubienne de la femme« , était semble-t-il arraché de force. Les ways que les missionnaires n’ont pas compris et supprimé.


    Le Bikutsi Funéraire (Beti) – Deuil et Passage des Âmes

    Chants de lamentation et de libération spirituelle lors des funérailles.

    Avant de devenir un son qui chauffe les boogies, le Bikutsi était un chant funéraire exécuté par les femmes Beti pour accompagner le départ d’un défunt. À la base, ces chants étaient rythmés par des percussions frappées directement sur le sol (d’où le nom « Bikutsi » qui signifie « frapper la terre »). Les paroles, souvent improvisées, exprimaient la douleur du deuil et servaient à envoyer des messages au défunt pour lui assurer un passage en paix vers l’au-delà.

    Les hommes ont take le way là aux femmes à un moment, le style était là même pour accompagner l’indépendance donc depuis la fin du 20è siècle il est en place dans toute la société.

    Mais depuis les années 90, il y a des nga là ont tué le game et repris le flambeau. Maintenant le sujet principal c’est les déboires et les problèmes conjugaux qu’on entend seulement à travers le style. Si elles ont quelque chose à se dire entre femmes, c’est là que le message passe ! Donc écoutez bien messieurs…

    Le Bikutsi a les appuis solides au Mboa, et son énergie a évolué. Si à l’origine il était un chant de lamentation, aujourd’hui, il est devenu un style festif mais aussi d’expression, qui garde ses bases percussives et son intensité émotionnelle.


    Chants des Piroguiers (Douala) – Travail et Connexion avec les Esprits de l’Eau

    Rythmer le travail des pêcheurs et invoquer la protection des divinités aquatiques.

    Le chant matinal des piroguiers. Sur le fleuve Wouri ( Douala ): https://www.facebook.com/share/r/1CEX2NXcyz

    Sur les côtes de Douala et Kribi, les pêcheurs chantent des mélodies entraînantes pour coordonner leurs efforts lorsqu’ils rament. Ces chants, appelés « Mouankum », ne sont pas juste un way pour passer le temps : ils sont censés apaiser les esprits de l’eau et garantir une pêche abondante.

    Le rythme des chants correspondrait aux coups de rame, créant une synergie entre les pêcheurs. En plus de renforcer la cohésion du groupe, ces mélodies ont une portée spirituelle, car elles s’adressent aux ancêtres et aux divinités marines.


    Chants Guerriers Bamiléké – Courage et Protection Avant la Bataille

    Booster le moral des guerriers avant une bataille et invoquer la force des ancêtres.

    Chez les Bamiléké, avant qu’un guerrier n’entre en combat, il devait passer par une cérémonie où les anciens exécutaient des chants de guerre. Ces chants étaient accompagnés de tambours royaux et de cloches métalliques, destinés à intimider l’ennemi et à donner du courage aux combattants.

    Les rythmes intenses et saccadés des tambours créaient une montée d’adrénaline chez les guerriers, leur donnant un mental d’acier avant d’affronter l’adversaire. Ces chants ne servaient pas seulement à motiver, mais aussi à invoquer les esprits protecteurs de la chefferie.


    Quelques chants ethniques en synthèse et leur fonction

    Les Premiers Styles Musicaux Issus des Traditions Orales

    Avant que les gros labels ne captent que l’Afrique avait un groove, le Camer avait déjà ses propres vibes béton. Du Makossa qui a traversé les océans, au Bikutsi qui refuse de vieillir, en passant par le Mbolé qui ambiance les kwattas et le Bend Skin qui fait vibrer l’Ouest, chaque coin du pays a son propre son, taillé sur mesure pour faire bouger les foules.

    Donc même si je suis fan de Ben Skin, ici on va plutôt talk de trois monstres sacrés du game : le Makossa, le Bikutsi et le Mbolé. Trois styles, trois énergies, trois histoires qui montrent comment le Camer a toujours eu une longueur d’avance sur la scène musicale africaine.


    Le Bikutsi : Le Son Qui Refuse de Fatiguer

    Mola, avant que le Bikutsi ne devienne la machine à ambiancer les boîtes et les mariages, c’était d’abord les femmes Beti qui trouvaient là un moyen de s’exprimer dans une société où elles n’avaient pas la parole.

    Après les travaux champêtres ou en rentrant du marché, elles se regroupaient et faisaient leur kongossa avec. Pas d’instruments compliqués, tu prends même la babouche pour taper le poteau avec c’est bon. C’était leur manière de parler quand la société patriarcale leur disait de fermer leurs bouches.

    Petit à petit, ce chant de résistance se structure. Il adopte son rythme en 6/8, avec des percussions lourdes et des chœurs hypnotiques. Mais c’est dans les années 60-70 que le Bikutsi commence à entrer dans une nouvelle dimension. Un gars du game, Messi Martin, arrive avec une dinguerie : la guitare balafon. Il met du papier entre les cordes pour imiter le son du xylophone, et bim, le Bikutsi prend une nouvelle couleur. Il quitte les villages et les rituels pour s’inviter dans les cabarets et sur les radios.

    Mais l’explosion arrive dans les années 80, quand des warriors comme Les Têtes Brûlées débarquent. Jean-Marie Ahanda et Zanzibar changent tout ! Exit le balafon, place aux guitares électriques saturées, aux lignes de basse qui cognent et aux shows de fou. Avec leurs corps peints et leurs performances ultra-énergiques, ils donnent au Bikutsi un look de punk africain et l’emmènent en Europe. Le son devient plus brutal, plus rebelle, c’est le rock mon frère!

    Dans les années 90 et 2000, le game change encore. Les femmes, qui avaient lancé le mouvement à la base, reviennent en force et prennent le contrôle du Bikutsi moderne. K-Tino, la femme du peuple, choque tout le monde avec des textes crus, provocateurs, sans filtre. Pas de tabous, elle balance tout ce que les autres n’osent pas dire et que les maris ne veulent pas que les femmes sachent. Derrière elle, des reines comme Lady PonceMani BellaCoco Argentée modernisent le Bikutsi, l’emmènent dans les boîtes de nuit, et le mettent dans les playlists des jeunes générations.

    Même en 2024, le Bikutsi était toujours là, il sera là en 2025 et chaque année qui va suivre. Des artistes comme Josco l’Inquiéteur et Happy d’Efoulan ramènent le genre aux sources, pendant que d’autres fusionnent avec des sons plus modernes. L’Afro-Bikutsi mélange le Bikutsi avec du Coupé-Décalé, de l’Afrobeats et des sons urbains. Ah gars!

    Mais une chose est sûre : tant qu’il y aura des basses qui cognent et des percussions qui tapent le sol, le Bikutsi restera une force. Ce son, c’est pas juste un style, c’est une culture, une identité, une énergie qui va encore ambiancer le game pendant longtemps.


    ​​​​​​​Le Makossa : Quand Douala a Pondu un Son Planétaire

    Wanda fut! Si on parle de musique au Came&Run sans talk du Makossa c’est que vraiment on a rien dit n’est ce pas? Ce son, c’est l’un des plus gros phénomènes musicaux du Mboa, un mélange de vibes Sawa et de saveurs importées qui a fini par secouer le monde entier.

    Le Makossa commence son périple dans les années 1950 du côté de Douala, la ville où tout se passe ! Avec son port et ses influences venues d’ailleurs, le son local a pris des couleurs en mixant les rythmes traditionnels Sawa comme l’Ambass-Bey et l’Assiko avec des sonorités du high-life ghanéen, de la rumba congolaise, du merengue dominicain et des musiques afro-cubaines. Bref, une pure sauce épicée qui sentait déjà l’international.

    Le mot « Makossa », tiré de « Kossa » qui veut dire « danse » en Duala, aurait été lâché en plein show par Nelle Eyoum dans les années 50. Et dès que le public a goûté au rythme, c’était déjà acté : ce son allait ambiancer le Cameroun pour de bon. Eboa LotinDikoto Mandengue et Emmanuel Nelle Eyoum ont alors posé les premières bases solides, avec des basses lourdes et des rythmiques syncopées qui forcent le corps à suivre.

    Dans les années 60 et 70, le Makossa prend d’assaut les cabarets de Douala et commence à se frayer un chemin au-delà du pays grâce à des artistes comme Ekambi BrillantPierre Didy Tchakounté et Jo Tongo.

    Mais c’est en 1972 que tout bascule : Manu Dibango drop « Soul Makossa » et le monde entier se met à bouger sur le son. Paris, Bruxelles, les États-Unis : partout où il y a un Camer, y’a du Makossa qui tourne. À la radio, des stations comme RFI et Radio Nova le diffusent à fond, et le style commence même à influencer la World Music. À New York, les DJs américains kiffent tellement qu’ils le passent en boucle, inspirant même le King de la pop en 1983, Michael Jackson dans « Wanna Be Startin’ Somethin’ » et plus tard Rihanna avec « Don’t Stop The Music ».

    Les années 80 et 90, c’est donc une consécration pour ce style. Le Makossa s’enrichit avec des variantes comme le Funky Makossa, le Makossa Pop et le Jazz Makossa. À cette époque, les boss du game forment ce qu’on appelle « l’équipe nationale du Makossa », avec des légendes comme Ben DeccaNdedi EyangoDina BellGuy Lobé et Sam Fan Thomas. Partout dans les bals, les mariages et les fêtes, c’était Makossa ou Makossa !

    Et ce n’est pas que dans la zik que le Makossa impose son swag : les chaussures « Ekambi » et les casquettes « Dina Bell » deviennent des symboles, et des marques comme Toyota utilisent le Makossa dans leurs pubs.

    Mais qui dit succès dit aussi embrouilles… Des artistes internationaux comme Shakira ont pioché dans le répertoire Makossa sans forcément rendre hommage aux originaux, comme avec « Waka Waka » qui s’inspire d’un vieux tube camer du groupe Zangalewa : Waka waka. Avancez à 7:30 et vous allez voir qu’elle a juste copié sans se prendre là tête.

    Ça a créé des tensions sur la reconnaissance et la rémunération des artistes camerounais, qui se battent encore pour que leur héritage soit respecté.

    Même si aujourd’hui des genres comme l’Afrobeats et le Mbolé prennent de la place, le Makossa c’est l’enfant de la patrie. Des artistes comme Richard BonaPetit-PaysMoni Bilé et Charlotte Mbango ont maintenu la flamme allumée, en mixant les vibes classiques avec des touches modernes. Ces sons durent et leur influence continue de se faire sentir sur la scène africaine et internationale.


    Le Mbolé : La Renaissance d’une Tradition Urbaine

    Le Mbolé, c’est pas juste un son de plus dans le game musical camer. C’est un mouvement, un état d’esprit, un way de vie qui a commencé dans les ambiances funèbres des quartiers de Yaoundé avant de secouer tout le pays. Parti de là où les gars improvisaient sur les casseroles et les bancs, il ambiance maintenant les plus gros spots du Mboa et même les showcases en Europe.

    Né au début des années 2000 du côté de NkoldongoMvog-AdaEssos, le Mbolé était d’abord un son du peuple, une zik faite avec les moyens du bord comme souvent. On tapait dans les mains, sur les marmites, les seaux, et les bancs en bois pour donner le tempo. C’était la zik des kwattas, celle qui parlait de la galère, des embrouilles du ghetto, mais aussi des petites joies du quotidien.

    Les premiers soldats du Mbolé, comme Aristide Mpacko et Phil Massinga, ont posé les bases, mais c’est DJ Lexus le Monstre qui a mis le feu en studio en 2010 avec le titre « Ekondock », premier vrai morceau enregistré. La vraie explosion est arrivée en 2016 avec « Dans mon Kwatta » de Petit Malo, un hit qui a fait passer le Mbolé du rang de musique de veillée à celui de son national.

    Aujourd’hui, des artistes comme Happy d’Efoulan qu’on a déjà cité, Petit BozardCrazy Mix et Menace Toxic ont hissé le Mbolé à un autre niveau, en y ajoutant du djembé, du piano et même des vibes afrobeat. Ce son de la street a tellement pris de la force qu’il a même inspiré des variantes comme le Mbolé-Gospel et le Mbolé-Street.

    Si tu regardes bien, le Mbolé et le Rap ont des histoires qui se ressemblent :

    • 👉 Les deux viennent de la rue, nés du besoin de s’exprimer dans un monde qui regarde souvent de haut les gars des quartiers.
    • 👉 Ils ont commencé dans les coins chauds, loin des gros studios, avec des moyens de débrouillard. Le Rap est parti des battles de rue aux États-Unis, le Mbolé est né dans les veillées funèbres des quartiers de Yaoundé.
    • 👉 Les deux ont d’abord été stigmatisés : au début, on disait que le Rap, c’était la musique des voyous, pareil pour le Mbolé qui a été traité de “son de bandits” avant d’être accepté partout.
    • 👉 Ils racontent la réalité du terrain : pauvreté, débrouillardise, injustice, mais aussi espoir et résilience.

    Et comme le Rap qui a fini par conquérir le monde, le Mbolé est en train de poser ses jalons sur la scène internationale pour faire la même chose. Les artistes partent déjà en tournée en Europe et aux Émirats, des labels s’y intéressent, et la télé diffuse maintenant le Mbolé à fond.

    Aujourd’hui, aucune radio ou télé camer ne boude ce son, et même Trace Mboa diffuse cette vibe dans plusieurs pays. On le danse partout, des mariages aux festivals, en passant par les bleds et les grandes villes. Les gars sont dans les high level !

    Mais ce qui est sûr, c’est que le Mbolé est plus qu’un simple style de musique : c’est une identité, une fierté, un cri de la jeunesse camerounaise.


    C’est même quoi avec toi? Faut pas croire que la musique du mboa est sortie de nulle part hein! Avant que les gars commencent à sheck le Bikutsi et à piff le Makossa en boîte, y’a eu des influences de partout. Les colons, les soldats, même les marins, tous ont laissé leur piment dans notre son. Mais comme on dit, le Camer ne subit pas, il gère ! On a pris les vibes des white, on a mélangé ça avec nos ngomas et BOUM ! Ça a donné des classiques qui ambiancent même les States aujourd’hui.


    L’Influence des Musiques Européennes et Américaines sur le Paysage Sonore Camerounais

    Période Coloniale : Adaptation et Appropriation

    Quand les Allemands, puis les Français et les Anglais sont arrivés au Camer, ils pensaient qu’ils allaient juste nous imposer leurs pianos et leurs chants d’église. Mais les gars du pays ont vite capté le way et ont commencé à lober le système.

    Les instruments occidentaux sont entrés dans le game : Accordéons, orgues, guitares, violons… ça a commencé petit à petit à remplacer nos tambours et balafons dans certaines cérémonies sans pour autant bousculer les traditions qui étaient toujours en place.

    Les chants religieux ont changé la manière de composer : Les pères missionnaires sont venus avec leur solfège et ont imposé ça dans les écoles. Ça a donné des vibes plus structurées aux sons camerounais.

    L’hymne national camerounais est un bon exemple de cet héritage : Composé en 1928 par des élèves à Foulassi sous la direction d’un pasteur canadien, c’était la première fois que des Camerounais utilisaient un format musical européen pour représenter leur pays.


    Les Années 1920-1950 : Premiers Métissages Musicaux

    C’est là que les choses ont commencé à bouger sérieusement. Avec la radio qui commençait à diffuser des sons étrangers et les soldats alliés qui débarquaient, la musique camerounaise a commencé à charger.

    🎺 Le Highlife et la Palmwine Music : Influence Ghanéenne et Nigériane

    Les marins krou et ouvriers ghanéens ont ramené la Palmwine Music, et c’est pas le vin de palme môf mi dé! C’est un genre où les guitares acoustiques se mélangeaient avec des rythmes africains. Il aurait inspiré des sonorités aussi différentes que la rumba congolaise ou notre cher Makossa national.

    Le Highlife, qui venait du Ghana et du Nigeria, a chauffé le Cameroun, et les musiciens locaux ont commencé à mixer ça avec leurs propres sons.


    🎷 Le Jazz et le Blues Américains : Impact des Soldats Alliés

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats américains ont amené le jazz et le blues avec eux. C’était l’époque où les gars découvraient les saxos, les cuivres et les harmonies complexes.

    Eboa Lotin, un des premiers à capter la vibe, il a combiné ce style avec des mélodies locales pour donner un son unique.

    Eboa Lotin

    La radio commençait à diffuser du jazz, et les musiciens du Camer ont commencé à l’intégrer dans leurs morceaux.


    🥁 L’Ambas-Bey : Une Réponse Camerounaise à la Colonisation

    Pendant que les colons allemands se croyaient trop fort en danse, les Yabassi les ont fini en musique. Ça a donné l’Ambas-Bey, un style qui se moquait des danses européennes en ajoutant des percussions improvisées.

    Sallè John a été le premier à mettre ça sur le devant de la scène dans les années 60. Il est devenu tellement chaud qu’on l’a appelé le Roi de l’Ambas-Bey. Il est encore dans le game…


    Impact Économique et Culturel des Mutations Musicales

    Entre les nkaps ramassés en concerts live, les artistes qui mettent le feu sur les scènes internationales, et les applis de streaming qui ont retourné la table, on est dans un game où seuls les plus affûtés tiennent la route. Mais hein, faut pas seulement voir les spotlights : les galères sont là aussi. Les artistes veulent juste leur DG clean, mais les fay-men du circuit les embrouillent avec des contrats déjà gâtés, des trucs où tu signes et tu pleures après.

    Quand tu regardes bien, le biz de la zik camer est en train de prendre un vrai virage. Avant, c’était les gars du kwatta qui chantaient pour ambiancer les anniversaires et les fêtes de quartier, et si ça sortait un peu du 237, c’était déjà la gloire. Aujourd’hui, même avec la piraterie qui saigne le game à plus de 5 milliards de FCFA par an, le secteur pèse lourd : des centaines de milliers de copies légales sortent chaque année dans la sous-région, et l’ambition ne fait que monter.

    Bon, on n’a pas encore nos Davido ou nos Black Coffee, mais les gars catchent leur destin doucement. Même si à peine 36 % des artistes disent être vraiment satisfaits de ce qu’ils gagnent, et que plus de la moitié bossent dans l’informel, y’a une vibe qui monte. Le Camer ne dort plus — il se chauffe, il compose, il push, et un jour ou l’autre, c’est nous qu’on va doser le continent.


    Les Revenus du Game : Qui Mange son DG et Qui est Gueme ?

    📌 Makossa : Un moteur économique du mboa 🎷

    Dans les années 80-2000, le Makossa a mis le Camer sur la map. Petit-Pays, Claudia Dikosso, Ben Decca et Manu Dibango ont sorti des hits qui ont tourné partout en Afrique, en Europe et même aux States. Résultat ? Plus de 2 millions d’euros de revenus estimé grâce aux ventes de disques, aux droits d’auteur et aux concerts. Aujourd’hui encore, des anciens classiques continuent de faire rentrer du nkap avec les redevances et les samples. Mais c’est chap de trouver des données sur n’importe quoi au pays donc on va dire que les dos rentrent toujours…


    📌 Bikutsi : Le marché local refuse de mourir 🥁

    Dans les années 90, les gens écoutaient ça à fond avec des artistes comme K-Tino et Les Têtes Brûlées. Mais comme les gars n’avaient pas de structure pour gérer les droits d’auteur, les artistes n’ont pas vraiment mangé leur DG. Même aujourd’hui, le Bikutsi reste chaud, mais son business ne suit pas toujours.


    📌 Le streaming : Nouveau nkap way pour les artistes 🎧

    Les choses ont vraiment changé hein. Avant, fallait tchop les CDs, marcher dans les kwattas pour vendre disque après disque. Aujourd’hui ? C’est fini ça. Le nkap passe maintenant par Spotify, Apple Music, YouTube et leurs collègues. Le vrai concert, c’est dans les écoutes, les vues, les streams. C’est ça qui classe les artistes maintenant. Si tu buzz pas en ligne, tu restes au quartier.

    Tu prends une go comme Libianca avec « People« , elle a cassé les scores, plusieurs millions de streams rien que sur Spotify. Les gars comme Stanley Enow, Kocee, Charlotte Dipanda, même Complex avec son dernier son « Ma Voix », ils ont bien compris le game. Ils sont là où les fans sont : en ligne, sur leurs téléphones.

    💰 Mais combien un artiste peut vraiment prendre avec les streams ? C’est là où les choses deviennent techniques. Toutes les plateformes ne payent pas pareil. Voici ce que ça donne :

    PlateformePaiement par écoute (€)Paiement par écoute (FCFA)Écoutes pour 2 000 € / mois
    Napster0,017 €~11,160 FCFA~117 647
    Apple Music0,0069 €~4,533 FCFA~289 855
    Deezer0,0055 €~3,610 FCFA~363 636
    Spotify0,0039 €~2,556 FCFA~512 820
    YouTube0,00069 €~0,452 FCFA~2 898 550

    Tu vois le délire ? Pour toucher 2 000 euros (environ 1,3 million FCFA) par mois, un artiste camerounais a besoin de plus d’un demi-million de streams sur Spotify, ou presque 3 millions sur YouTube. Et ça, chaque mois.

    Maintenant, imaginons un artiste moyen qui arrive à faire 100 000 écoutes par mois (toutes plateformes confondues, ce qui est déjà très bon au Camer). On prend une moyenne de 3 FCFA par écoute, ce qui est réaliste vu que YouTube paie moins, Napster paie plus, et les autres tournent entre les deux.

    Calcul simple :
    100 000 écoutes × 3 FCFA = 300 000 FCFA/mois

    ➡️ Ça donne 3,6 millions FCFA par an rien que sur le streaming.

    Mais attention :

    • Ce montant est brut (à partager entre maison de prod, éditeur, plateforme, impôts…)
    • Tous les artistes ne font pas 100 000 écoutes/mois
    • Et le Cameroun souffre encore de piraterie, de non-paiement des droits d’auteur, et du faible taux de monétisation locale

    Le streaming c’est pas encore l’eldorado, mais c’est le présent et le futur du game. Et si tu gères bien ton image, ta fan base, et que tu restes constant dans les releases, ton couloir est dégagé pour tchop les dos mal mauvais.


    📌 Concerts et festivals : Quand le Camer est ambiancé, ça chauffe 🔥

    Tu veux parler de zik sans parler de concerts ? Je wanda sévère sur toi. Le Camer, quand ça ambiance, c’est pas pour rien. Chaque bon show, chaque festival, c’est un vrai booster d’économie locale : les gars des taxis gonflent leurs recettes, les vendeurs de damé font leurs plus gros chiffres, les hôtels affichent complet, même les panthères de la nuit reçoivent leur part. Bref, quand un événement secoue une ville, tout le monde tchop le nkap.

    Prenons juste 6 gros rendez-vous musicaux de 2025 :

    • Cysoul le 12 avril au Palais des Congrès de Yaoundé
    • Ben Decca le 4 mai à l’Olympia de Paris
    • Petit-Pays le 17 mai au Palais des Sports de Yaoundé
    • Lydol le 23 mai (Palais des Congrès)
    • Sandrine Nnanga le 9 mai à Paris
    • Vanister le 12 juillet au Palais des Sports

    ➡️ En moyenne, un concert de cette envergure au Camer peut drainer entre 2 000 et 6 000 spectateurs selon la salle. Avec des tickets variant entre 5 000 F et 25 000 F, certains shows comme celui de Petit-Pays ou de Lydol peuvent générer entre 20 et 100 millions de FCFA de billetterie brute, hors sponsoring et ventes annexes (boissons, produits dérivés, stands).

    Compare ça à des artistes comme Niska en décembre 2024 à Yaoundé :

    • Standard : 10 000 F
    • VVIP : 100 000 F

    ➡️ Avec un Palais des Sports plein (environ 5 000 places), on frôle facilement les 150 à 200 millions de recette brute pour un seul concert.

    Mais voilà où ça coince :

    • Les artistes camerounais, même les plus solides, n’ont pas encore les mêmes moyens logistiques.
    • Les sponsors locaux sont timides.
    • L’absence de politique culturelle sérieuse freine l’industrialisation du spectacle vivant.
    • Et surtout, le marché informel bouffe une grosse partie des gains (entrées non contrôlées, tickets vendus sans reçu, cachets non déclarés).

    Pourtant, le potentiel est là, et il est massif. Si on professionnalise mieux l’organisation, la billetterie, la com’, la technique et la gestion des droits, les concerts au Camer pourraient devenir des machines économiques à part entière.

    Regarde les festivals comme DOMAF ou FOMARIC :

    • Ça ramène des milliers de personnes
    • Ça booste les hôtels, bars, petits commerces, et même les applis de livraison
    • C’est un levier de soft power culturel pour faire briller le 237 dehors

    Un Levier d’Exportation et d’Influence Culturelle

    On monte on descend, le Camer fait parler de lui sur la scène musicale mondiale. Les artistes d’ici ne nang pas ! Ils ont bûché le way pour amener leur son à l’international et nack les charts.

    📌 Manu Dibango et la percée mondiale de « Soul Makossa ». En 1972, il a fait ce que personne n’avait fait avant lui : il a mis un son camer sur le Billboard américain. Collabs avec les bosses du jazz : Herbie Hancock, Fela Kuti, Quincy Jones… Vente de plus de 500 000 copies aux États-Unis. Grammy Award pour toute sa carrière en 2010. Et devine quoi ? Chaque fois que ces stars utilisent le refrain légendaire « Mama-say mama-sa mama-ma-ko-sa », ça fait entrer du nkap dans les poches du mboa !

    📌 Les collabs internationales qui donnent du lourd : Les artistes camerounais savent gérer leurs connexions.

    Richard Bona, ce gars-là, c’est pas un musicien, c’est un alien ! Il a pris la basse, il l’a regardée et il a décidé que personne ne ferait ça mieux que lui au Continent. Il a quitté le Camer, il a long en France puis aux States, et maintenant il collabore lui aussi avec les plus gros noms du jazz mondial. Nominé aux Grammy Awards avec son album Tiki, il a joué sur plus de 200 albums internationaux. Son mix de Makossa, Jazz et Afrobeat dose partout !

    Charlotte Dipanda : Sa voix, c’est le mix parfait entre le Makossa, la folk et le R&B. Elle a mis tout le monde d’accord avec son album Mispa, 50M+ de vues sur YouTube, elle n’est pas là pour blaguer ! Elle a collab avec Papa Wemba, Lokua Kanza et Yemi Alade. Elle est aussi la lauréate du Canal 2’Or de la Meilleure Artiste Féminine Camerounaise.

    📌 Le Cameroun dans la pop culture mondiale : Tu savais que des sons du Camer ont été repris par des stars mondiales ? « Zangalewa » des Golden Sounds (1986) est devenu « Waka Waka » de Shakira en 2010 pour la Coupe du Monde. « Hot Koki » d’André-Marie Tala a été samplé par James Brown en 1980. En 2015, Blick Bassy a vu son titre « Kiki » utilisé dans une pub Apple iPhone 6. Ça fait rentrer du nkap et ça met la musique camerounaise encore plus haut.


    LA MUSIQUE CAMEROUNAISE AUJOURD’HUI

    Entre les vibes ancestrales et les new vibes en Afrobeats et Hip-hop 237, les artistes ont capté que le game doit ambiancer et ramener du nkap.

    Mais bon, faut pas dormir sur les défis du game car ils sont nombreux.


    Massa on a vu une évolution marquante de la musique au Continent. Pourtant, le secteur est encore dans les sissongos. Les Fay-Man njotent les artistes sur les droits d’auteur, le streaming paye, mais n’est pas encore bien organisé. La mentalité du pays incite au piratage et le sponsoring est encore en mode décalage horaire, donc il y a du taf (en témoigne la dissolution de Universal Music Africa au Cameroun).

    Industrie musicale : Universal Music France dissout sa filiale au Cameroun

    L’Essor du Digital et des Plateformes de Streaming : Un Nouveau Nkap Way

    Les temps où il fallait attendre fatigué pour acheter un CD sont révolus. Maintenant, le streaming est la clé ! Les plateformes comme Spotify, Apple Music et Deezer sont devenues des monnaies sûres, mais le problème, c’est que les géants étrangers mangent tout le DG pendant que les artistes locaux chopent juste les miettes.

    Une alternative locale ? Colorfol, une start-up basée à Douala, a capté le filon et propose une plateforme 100% afro. Leur appli, téléchargée plus de 5000 fois, gère le nkap avec un abonnement à 0,2€ la journée. En plus, ils ont une billetterie en ligne pour les showcases et concerts.

    Mais y a des blocages sérieux ! Internet coûte trop cher : Seul 34,2% des Camerounais sont connectés, donc le streaming reste encore un luxe. La piraterie fait le show : 90% des CD et fichiers mp3 qui circulent au Cameroun, c’est du njoh. Les paiements digitaux sont encore limités : Tout le monde n’a pas la possibilité de payer en ligne.

    Solution ? Un vrai deal entre les plateformes locales et les opérateurs mobiles comme au Nigeria ou en Afrique du Sud pourrait booster le game. Imagine un forfait spécial où tu mimbo le streaming sans consommer ton forfait principal…

    Colorfol App

    La Musique : Un Poids Lourd de l’Économie Camerounaise

    Selon le Ministère des Arts et de la Culture, elle représente 3,5% du PIB culturel. C’est moins que le Nigeria (5,7%) ou l’Afrique du Sud (7,6%), mais le mouvement est lancé.

    Au Camer, les artistes galèrent encore pour choper des sponsors sérieux. Contrairement au Nigeria où MTN et Glo arrosent les artistes et les events, ici c’est encore timide. Pourtant, des gars comme Ko-CTenor et Magasco ont réussi à capter quelques deals solides. (Ko-C avec Itel ou Tenor avec Hennessy), mais ces cas restent isolés et peu structurés.

    Pourquoi ça coince encore au Camer ?

    Seulement 35 % des acteurs de la musique sont affiliés à une société de gestion de droits d’auteur (comme la SONACAM), donc peu peuvent justifier de revenus réguliers ou sécurisés.

    Plus de 54 % des opérateurs travaillent dans l’informel, ce qui rend tout suivi comptable, juridique ou contractuel quasi impossible

    À peine 26 % reçoivent des subventions publiques ou privées, faute de structures ou de dossiers solides

    Résultat : les sponsors fuient, ou alors n’investissent que sur des coups de cœur non suivis (un concert, un buzz, une affiche).


    Les Gros Défis du Game Camerounais

    Malgré tout, y’a encore des combats à gérer avant que la musique camerounaise explose vraiment sur la scène mondiale.

    Les gros cailloux sur la route :

    Le manque de studios de qualité : Moins de 5 studios internationaux au pays, donc les artistes doivent fly pour enregistrer ailleurs.

    Les Fay-Man dans les droits d’auteur : 70% des nkap qui devraient revenir aux artistes se perdent quelque part.

    L’exportation des talents reste compliquée : Contrairement aux Nigérians qui cassent tout partout, les artistes camerounais ont encore du mal à s’imposer hors du pays.

    Les solutions pour pimenter le game :

    Le digital doit être mieux exploité : Plus de deals avec les opérateurs mobiles pour que le streaming soit plus accessible.

    Créer des collabs solides avec d’autres marchés : Nigeria, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud… Le Camer doit rentrer dans la danse !

    Former et structurer l’industrie : Des événements comme le Yaoundé Music Expo (Yamex) jouent déjà ce rôle en aidant les artistes et producteurs à comprendre le business.


    Massa, si t’as suivi tout le way depuis le commencement, tu as capté que la musique du mboa, c’est pas du n’importe quoi ! Y a de l’argent à se faire, dans les kwata, les salles de concert ou en streaming. Mais il sert aussi à nourrir des familles et vendre l’image du Camer à l’international. Du Makossa qui a wanda le monde au Bikutsi qui refuse de tomber dans le fatigué, en passant par le Mbolé qui chauffe les rues de Yaoundé, la musique camerounaise est un classique de chez classique.

    Mais gars, faut pas se voiler la face, hein ! Y’a encore des bastos à esquiver : les chefs bandits qui njotent les artistes, le manque de studios de qualité, le piratage, le streaming qui doit encore bien se structurer, et les sponsors qui sont encore en train de dormir sur le game. Pourtant, ceux qui captent le tempo savent que l’avenir est digital.

    Et puis, on ne va pas mentir, les talents sont là ! Que ce soit des anciens comme Manu Dibango, Petit-Pays, Grace Decca ou des jeunes qui montent comme Libianca, Tenor et Rinyu, le Camer a des soldats prêts à sheck le game mondial. Aujourd’hui, les artistes mangent leur DG sur les plateformes de streaming, et les festivals attirent les foules.

    Donc, gars, le message est clair : la musique camerounaise est en pleine évolution, elle va péter encore plus haut si les artistes, les producteurs et les sponsors se mettent en mode action. En attendant, soutiens les frangins, les tantines et les pères du game en écoutant leur musique légalement, si tu peux acheter, achètes. N’attends pas que les choses se mettent en place pour toi.

    Bon, viens juste répondre à ce questionnaire pour donner ton avis sur l’article et après je te libère… https://forms.gle/e8rhdGihZLcNV41P6

    On s’attrape !

  • Gastronomie et Alimentaire au Cameroun

    Gastronomie et Alimentaire au Cameroun

    Goûtez le Cameroun : Là où la Bouffe Raconte l’Histoire. Si le Cameroun est souvent appelé l’Afrique en miniature, c’est pas pour rien ! Niveau djaffe, on a un mélange explosif qui fait danser les papilles. Avec plus de 250 ethnies, chaque coin du pays a son chantier culinaire bien garni. Ici, chaque plat est un héritage, une tradition qui traverse les générations, et une fierté qu’on exhibe sans vergogne. Chez nous, manger, ce n’est pas juste calmer la faim, c’est un moment sacré, un rituel social.

    Que ce soit un eru fumant accompagné de water fufu, un bon ndolé avec du miondo, ou même une simple assiette de puff-puff et haricot, chaque bouchée a une histoire. Dans les circuits et les chantiers, on refait le monde autour d’un poisson braisé bien assaisonné, pendant que le parfum du soya grille doucement sur le feu.

    La cuisine camerounaise, c’est plus qu’un ensemble de recettes. C’est un mode de vie, une affaire de partage, un patrimoine qu’on respecte. Tu goûtes, tu voyages ! Les épices, la cuisson au feu de bois, les plats mijotés des heures durant… Tout ça fait partie d’un héritage que les parents transmettent aux pikin, histoire qu’on n’oublie jamais d’où on vient.

    Des marchés animés de Douala aux plats revisités par la diaspora, la cuisine camerounaise ne cesse de grandir, de s’adapter, mais sans jamais dire mouff ses racines. Ici, quand on mange, c’est un vrai ndem ! Les papilles sont en fête, et le cœur aussi. Alors, prêt à plonger dans ce voyage culinaire made in 237 ?

    1. Héritage et Diversité – Quand le Cameroun SE MET À TABLE
      1. Quand le Kmer Fait Voyager les papilles
        1. Les migrations et le grand brassage des saveurs
        2. Climat et saveurs : Chaque coin du pays a son propre goût
        3. Les peuples et leurs assiettes : Qui mange quoi ?
      2. Quand le Cameroun Sert Ses Plats Signature
        1. Les plats emblématiques qui font le show
        2. Les aliments et ingrédients qui ne trompent pas
    2. Transmission, Modernité et Diaspora – Quand le Ndjaffe Traverse les Frontières
      1. Comment la Tchop Passe de Génération en Génération
        1. Les familles, premières écoles de cuisine
        2. Le repas, un moment sacré
        3. Les marchés, le cœur du ndjaffe
        4. Comment on garde nos traditions vivantes ?
        5. Quand la modernité change la manière de manger
        6. L’agriculture et les marchés, toujours en première ligne
      2. Quand la Bouffe Camerounaise S’adapte et Voyage
        1. La cuisine camerounaise face aux grandes villes et aux influences d’ailleurs
        2. Comment la diaspora fait bouger la cuisine camerounaise à l’étranger
        3. Les chefs camerounais qui mettent la sauce à l’international
          1. Nathalie Brigaud Ngoum : La go qui fait briller la cuisine camerounaise
          2. Émile Engoulou Engoulou : L’homme qui met le Cameroun sur canapé
          3. Christian Abégan : L’homme qui veut “gastronomiser” l’Afrique
          4. Alexandre Bella Ola : L’homme qui fait briller la cuisine africaine à Paris
        4. Les restos camerounais qui font sensation dans les grandes capitales
      3. Le Cameroun Dans l’Assiette, Un Goût Qui Reste Jusqu’ààààà

    Héritage et Diversité – Quand le Cameroun SE MET À TABLE

    Ici, chaque peuple a mis son piment dans la sauce, créant une gastronomie qui mélange traditions ancestrales et influences venues d’ailleurs. Depuis le temps des colons jusqu’aux brassages entre peuples, la cuisine camerounaise s’est enrichie, attrapant des techniques ici et des ingrédients là-bas, pour accoucher d’un véritable patrimoine culinaire qui ne finit jamais de surprendre.

    Avec un pays aussi varié que l’assortiment de condiments dans un bon mbongo ou un nkui, chaque coin a sa touche, son style, sa manière de bien traiter le ventre. Au bord de l’eau, le ndolé règne en maître, accompagné de son fidèle miondo, du bobolo, du manioc ou du plantain bien mûr. Dans l’Ouest, le koki fait le show, enveloppé dans ses feuilles de bananier et dégusté avec du macabo ou de l’igname bien tendre. Au Nord, le mil et le foufou assurent le carburant, avec des sauces relevées qui réveillent même un dormeur. Et quand on traverse les grandes forêts, les épices entrent dans la danse, donnant aux plats un goût qu’on ne trouve ni au marché ni en boîte de conserve.

    Cette partie, c’est le voyage au cœur du ndjaffe camerounais. Comment nos ancêtres ont fait mijoter ce savoir-faire ? Comment chaque région a trouvé sa sauce ? On va décortiquer tout ça, des ingrédients aux méthodes de cuisson, sans oublier les secrets que les mamans ne donnent jamais gratuitement. Allons seulement, le ventre est prêt !


    Les migrations et le grand brassage des saveurs

    Le Cameroun, c’est comme une grande marmite où chacun a mis son épice. Depuis toujours, les gens bougent, se déplacent, s’installent, et à chaque fois, ils viennent avec leurs recettes, leurs épices et leur manière de cuire le poisson ou de piler le taro. Les Bamiléké et les Béti, en descendant sur Yaoundé ou Douala, n’ont pas laissé leur cuisine au village. Au contraire, ils ont mélangé tout ça avec ce qu’ils ont trouvé sur place. Résultat ? Un mix de saveurs, un mariage de techniques où le plantain peut accompagner un plat qu’on mangeait avant uniquement avec du tubercule.

    Mais ce n’est pas seulement les Camerounais qui ont changé le ndjaffe, hein ! Les routes commerciales ont aussi fait leur part. Avant, le manioc et le maïs, on ne connaissait même pas ça ici. Mais avec le temps, c’est devenu des aliments de tous les jours. Maintenant, tu peux pas parler de bouffe camerounaise sans mentionner le miondo ou le couscous de maïs. Même le piment qui fait transpirer les gens au chantier, c’est venu d’ailleurs. Mais comme on aime trop ça, on a pris ça, on a adapté, et puis maintenant, c’est camerounais de A à Z !

    1ère édition du Festival international du manioc à Douala

    Climat et saveurs : Chaque coin du pays a son propre goût

    Le Cameroun, c’est le buffet à volonté de l’Afrique. Selon où tu es, la graille change, les ingrédients changent, et même la manière de préparer change.

    Dans le Grand Nord, là-bas, l’eau ne coule pas comme au robinet, donc on ne fait pas n’importe quoi avec la bouffe. Le mil et le sorgho, c’est la base, parce que ça pousse sans trop d’eau. Pour conserver la nourriture, on sèche, on grille, on met bien les épices pour que ça tienne longtemps.

    À l’Ouest, la terre est fertile, ça veut dire que les tubercules ne manquent pas. Taro, igname, patate douce, tout ça, c’est le carburant des gars d’ici. La fermentation et la cuisson vapeur, c’est leur affaire, pour garder les saveurs intactes et éviter le gaspillage.

    Au Sud, là où la forêt est épaisse, c’est l’abondance ! Manioc, banane plantain, gibier, poissons d’eau douce… Ici, on fait mijoter, on étouffe, on emballe dans des feuilles, et les plats prennent un goût qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Le n’domba, c’est le boss, poisson ou viande enveloppé dans des feuilles de bananier, avec des épices qui réveillent les papilles.

    Chaque zone a son style, sa signature, sa touche perso. Si tu goûtes un plat sans voir d’où il vient, normalement tu peux deviner la région juste avec le goût !

    Quand un produit alimentaire patrimonialisé arrive en ville. L’exemple de champignons de l’Ouest

    Les peuples et leurs assiettes : Qui mange quoi ?

    Si tu veux savoir qui est qui, regarde juste ce qu’il met dans son assiette.

    Les gars du Littoral, eux, c’est les boss du poisson et des fruits de mer. Ils ont ça en abondance, donc ils savent comment bien le gérer. Ndolé aux crevettes, poissons braisés bien pimentés, miondo à gogo, c’est leur zone, et personne ne fait ça mieux qu’eux.

    Dans la forêt, on se nourrit de ce que la nature donne. Ici, la chasse et la cueillette sont encore bien ancrées. Gibier, champignons, légumes-feuilles, on transforme tout ça en plats bien consistants. Le koki par exemple, massa, haricots mixés avec de l’huile de palme et cuits dans des feuilles. Ça glisse tout seul dans le ventre…

    En haut, chez les Bamiléké et les Bamoun, l’affaire, c’est les tubercules et les feuilles bien pilées. Njapche, taro sauce jaune, couscous de maïs, chaque repas c’est un festival de textures et de goûts, et les sauces sont riches et bien montées hein, des magiciens.

    Ce mélange de saveurs prouve que même si on est un seul pays, chaque coin a son identité culinaire bien marquée. Mais à la fin, tout le monde finit toujours par partager un bon plat autour d’une table, et c’est ça le plus important.

    Au final ? Chaque grain de sel dans nos marmites raconte une histoire, chaque cuillère rappelle un village, un marché, un souvenir. On a pris le meilleur de partout et on en a fait une cuisine qui nous ressemble, qui nous unit et qui fait que, où que tu sois, un bon plat camerounais te ramène toujours à la maison, chez ton voisin, des amis ou un évènement !


    Les plats emblématiques qui font le show

    Au Cameroun, chaque coin du pays a sa sauce, son style, son code, et quand il s’agit de bien remplir le ventre, on ne joue pas avec la qualité. Certains plats ont dépassé les frontières des villages pour devenir de vraies références nationales. Parlons de quelques-uns de ces plats mythiques :

    Ndolé : Si on devait élire un plat national, ce serait lui, sans discussion ! Feuilles amères, pâte d’arachide, épices bien dosées, et une garniture qui peut varier entre poisson séché, viande ou crevettes bien juteuses. On l’envoie avec du miondo, du plantain frit ou bouilli, et quand c’est bien fait, le silence s’installe à table, tu entends seulement les bouches qui mâchent…

    Eru : Si tu passes au Sud-Ouest et que tu ne goûtes pas l’eru, c’est que tu as raté ton voyage. Ce plat, c’est une fusion de feuilles d’okok et de waterleaf, bien mijotées avec des écrevisses, poisson fumé et peau de bœuf. C’est gras, c’est savoureux, et ça accompagne parfaitement le water fufu. Les Bakweri et les Bayangi savent pourquoi.

    Eru avec son fufu

    Koki : Voilà un classique qui fait toujours plaisir. Haricots blancs écrasés, huile de palme rouge, enveloppés dans des feuilles de bananier et cuits à la vapeur. Le résultat ? Un gâteau jaune fondant, qui se déguste avec du macabo, du plantain ou même du bâton de manioc. Chaque bouchée, c’est un bout de tradition qu’on avale.

    Le koki : Ce plat a voyagé d’une communauté à une autre, prenant racine un peu partout. D’abord chez les Mbo, il s’est retrouvé chez les Bazou, les Bafang, et même dans le Sud-Ouest. C’est la preuve qu’au Cameroun, on sait partager le bon goût.

    Mbongo Tchobi : Les Bassa n’ont pas le temps, ils ont créé une sauce qui impose le respect. La sauce ébène, comme certains l’appellent, tire sa couleur du mbongo, une épice qui donne un goût unique. Avec du poisson ou de la viande, bien mariné et mijoté, ça envoie direct au septième ciel mama! À manger avec du riz, du manioc ou du foutou, au choix.

    Mbongo’o tchobi : On raconte que c’est une femme Bassa qui a inventé cette sauce pour empêcher son mari d’aller voir ailleurs. Une fois qu’il a goûté, impossible de manger chez une autre femme. Et depuis, le mbongo tchobi est devenu un symbole de fidélité.

    Les aliments et ingrédients qui ne trompent pas

    Ici, on ne joue pas avec le goût. Quand une sauce est bien montée, on sait que les ingrédients ont été choisis avec soin.

    Miondo : On ne peut pas parler de ndolé sans citer son acolyte fidèle. Le miondo, c’est même le complément parfait pour de nombreux plats au Cameroun. Préparé à base de pâte de manioc fermentée, enveloppée dans des feuilles et cuite à la vapeur, c’est doux, élastique et ça glisse bien avec la sauce. Chez les Sawa, c’est obligatoire.

    Manioc : C’est le MVP des accompagnements. En foufou, en miondo qui est la version petit frère du bâton de manioc, en couscous… Peu importe la forme, il est toujours là pour assurer la base.

    Le bobolo (bien fait de préférence c’est encore mieux)

    Banane plantain : Ça se mange sous toutes les coutures. Frit, bouilli comme on l’a vu plus haut avec le koki, pilé pour accompagner une sauce, ou en mode poulet DG, le plantain n’a jamais déçu quelqu’un.

    Plantain frit (hmmm il a l’air bien sucré même)
    Le plantain pilé

    Arachide : Sans ça, certaines sauces n’auraient pas d’âme et le riz se sentirait seul. Ça épaissit, ça parfume et ça donne un goût sucré-salé qui fait plaisir. Le ndolé lui doit beaucoup ! En met, en sauce ou dans une recette, c’est un ingrédient de qualité.

    Nnam Owondo (met d’arachide)
    Le fameux riz sauce arachide

    Les épices locales : Ici, on ne cuisine pas fade. Djansan, poivre blanc de Penja, pèbè, kotimandjo et bien d’autres… chaque région a son arsenal, et quand c’est bien dosé, le repas devient un événement.

    Djansan
    poivre blanc de Penja
    kotimandjo
    pèbè

    Transmission, Modernité et Diaspora – Quand le Ndjaffe Traverse les Frontières

    Au Cameroun, les recettes ne s’écrivent pas, elles se vivent, elles se racontent, elles se partagent. Depuis toujours, les mamans et les tanties enseignent en direct live, avec des gestes précis et des coups de pilon bien placés. Un bon plat ne se mesure pas en grammes, mais au flair et au coup d’œil, et si tu n’as pas bien regardé, tant pis pour toi, tu vas manger seulement !

    Les plats comme le mbongo’o, cette sauce noire qui fait trembler les papilles, ou encore le njapche, ce mélange de morelle noire et de pistache qui fait suer le couscous de maïs, sont bien plus qu’un simple repas. C’est du patrimoine, c’est la mémoire des ancêtres, c’est ce qui fait qu’un Camerounais reste Camerounais, même à des milliers de kilomètres.

    Au Cameroun, la recette du « mbongo » se transmet de mère en fille

    Mais voilà, les temps changent, et la cuisine ne dort pas non plus. Avec l’urbanisation et la modernisation, on voit de nouvelles habitudes débarquer. Le poulet DG a pris la place du bon poulet dur de village, les jeunes tournent vers les fast-foods, et certains plats traditionnels commencent à se cacher derrière les gros emballages des supermarchés. Mais rassurez-vous, hein, la cuisine camerounaise ne meurt pas, elle s’adapte !

    Dans la diaspora, les gars ne sont pas restés les bras croisés. En Europe, aux États-Unis, même en Asie, les Camerounais font voyager le goût du pays. Des chefs du « Continent » jouent avec les saveurs, mixent les influences, et transforment nos plats en véritables pépites gastronomiques. Même le soya commence à se faire une place dans les grands restos ! Et grâce à des initiatives comme l’UMBA (Union des métiers de bouche africains), notre cuisine gagne du terrain et commence à se faire respecter sur la scène internationale.

    Une Union des Métiers de Bouche Africains, c’est comment ?

    Ici, on va plonger dans l’histoire du ndjaffe camerounais, voir comment il se transmet de génération en génération, comment il s’adapte sans perdre son goût, et surtout, comment la diaspora garde le feu allumé, même loin du pays. Attachez vos pagnes, serrez la ceinture, on y va !


    Les familles, premières écoles de cuisine

    Au Cameroun, apprendre à cuisiner, ce n’est pas une option, c’est une initiation. Ici, personne ne te donne une recette écrite, on te montre, tu regardes, tu fais, et surtout, tu ne poses pas trop de questions sinon on te dit de sortir de la cuisine !

    C’est souvent les mamans et les tanties qui tiennent la marmite, et si tu grandis dans une maison où ça sent pas au moins une bonne sauce en train de mijoter, il y a problème. Les plats comme le njapche, avec ses légumes et les morceaux de pistache, c’est un secret de famille. Une mère apprend à sa fille, une grand-mère surveille le geste, et quand tout le monde est satisfait, le rite de passage est terminé !

    C’est comme ça que chaque famille garde son identité, chaque tribu garde son code culinaire, et surtout, le bon goût ne se perd pas.

    Njapche : L’origine du Njapche, remonte à l’utilisation d’un légume spécifique dans sa préparation : la morelle noire.

    Le repas, un moment sacré

    Chez nous, manger, ce n’est pas juste avaler quelque chose et partir. Non, ici, le repas, c’est un moment de vie, un moment de partage. Manger dans la même assiette, c’est sceller les liens. Quand tu es accepté dans une assiette commune, c’est que tu fais partie du cercle. On pique ensemble, on rigole ensemble, et tant pis pour toi si on t’invite à un djoka et que tu viens pour taper le style!

    Les grandes occasions sont aussi des moments où on mange avec respect. Buffets lors de mariages, baptêmes, funérailles, fêtes traditionnelles ou rassemblements familiaux… Chaque événement a son plat spécial. Le Nguon, par exemple, c’est le moment où les Bamoun ressortent le njapche avec fierté.

    Un de mes meilleurs souvenirs c’est la poisson braisé que tu achètes à la plage de Limbé tu choisis ton poisson, on le braise et on te l’apporte avec les accompagnements que tu as choisis. Non vraiment ce pays est trop doux, c’est jusqu’au matin qu’on mange. Le plantain mûr avec la prune, des brochettes, la viande qu’on a braisée, le maïs et les spécialités que tu découvres en voyageant dans les villages sur les bords des routes…


    Les marchés, le cœur du ndjaffe

    Si tu veux voir où commence un bon plat camerounais, va au marché. Là-bas, les couleurs, les odeurs et l’animation donnent déjà l’appétit avant même d’avoir cuisiné.

    Le marché, c’est la base ! C’est là que les mamans viennent choisir leur manioc, leurs plantains, leurs épices. On y trouve du djansan, du pèbè, du poivre blanc de Penja, du gingembre et tout ce qu’il faut pour que la sauce ne dorme pas dans la bouche.

    Là-bas aussi, on apprend. Les vendeuses ne sont pas là seulement pour te donner la marchandise, elles connaissent les secrets des ingrédients, les bonnes combinaisons, les astuces. Si tu ne sais pas comment bien monter une sauce gombo, demande, on va bien t’expliquer !

    Vidéo: Le Cameroun est l’un des pays qui contient des marchés parmi les plus riches au monde en produits, car on y trouve presque tout.


    Comment on garde nos traditions vivantes ?

    Les gars du pays et ceux de la diaspora ne dorment pas, ils savent que si on laisse la modernité faire son propre travail, certains plats vont disparaître. Alors, on a trouvé des stratégies pour garder le feu allumé.

    Les festivals culinaires comme Diaspora Kitchen, où on montre à la nouvelle génération comment on fait les choses bien, avec le bon dosage, les bons ingrédients et l’amour du bon ndjaffe.

    Les résidences culinaires, où des chefs apprennent comment mieux travailler nos produits locaux, pour que les recettes traditionnelles continuent de briller, même dans des assiettes modernes.

    Vidéo : Festival : la « Diaspora Kitchen » entre chefs camerounais et américains


    Quand la modernité change la manière de manger

    Tout le monde le sait, les villes comme Douala et Yaoundé ne sont plus comme avant. Les gens courent après le temps, les fast-foods poussent comme du macabo après la pluie, et certains plats traditionnels commencent à se cacher.

    Les Bamiléké et les Béti, en quittant leurs villages pour s’installer en ville, ont dû adapter leurs recettes. Moins de temps pour la cuisson ? On réduit le mijotage. Manque de certains ingrédients ? On les remplace. Mais on garde toujours l’essence du plat.

    Les marchés urbains sont devenus un vrai carrefour. Tu trouves autant le bon plantain local que des produits importés, ce qui fait que le ndjaffe évolue et se diversifie avec le temps. Les habitudes alimentaires ont également évolué en raison de la santé (moins de sel, d’arômes), du niveau de vie (les gens qui sortent de la pauvreté ont tendance à manger de meilleurs mets, plus d’aliments occidentaux).


    L’agriculture et les marchés, toujours en première ligne

    Heureusement, même si les habitudes changent, le Cameroun reste un pays où l’agriculture joue un rôle clé. Les terres sont fertiles, les produits abondants, et avec les nouvelles initiatives agricoles, on essaie de moderniser sans dénaturer. Il y a toujours des personnes qui cultivent chez eux en ville et dans les villages on mange ce que la terre fourni et le reste peut aller au marché, chacun se gère.

    Les cultures sont diversifiées, et des projets comme ceux du Centre mondial des légumes et d’autres liés aux nouvelles technologies permettent d’améliorer la qualité et la production de nos aliments.

    À Douala, c’est pas moins de 1 800 tonnes de nourriture qui passent par les marchés chaque jour ! Et les produits locaux dominent toujours, preuve que les habitudes alimentaires camerounaises tiennent bon.


    La cuisine camerounaise face aux grandes villes et aux influences d’ailleurs

    Depuis que Yaoundé et Douala sont devenues des forêts de béton, le ndjaffe aussi a dû s’adapter. Avant, tout le monde connaissait les plats bien mijotés qui prenaient le temps qu’il faut pour bien attraper le goût, mais avec les journées qui filent à toute vitesse, beaucoup ont troqué le bon manioc contre du riz vite fait, et le macabo contre des pâtes express.

    Les fast-foods sont sortis comme des champignons, et les supermarchés font la concurrence aux mamans du marché avec leurs produits importés. Résultat ? Le pain et le spaghetti ont commencé à envahir les cuisines, pendant que le couscous de maïs et le taro cherchent encore leur place.

    Mais ce n’est pas fini hein, les marchés locaux résistent, et les Camerounais ne sont pas encore prêts à dire adieu à leurs plats d’enfance. Même en pleine ville, on trouve toujours le bon poivre blanc de Penja, les épices qui réveillent, et les tubercules bien frais.

    Comment la diaspora fait bouger la cuisine camerounaise à l’étranger

    Tu crois qu’un Camerounais qui voyage laisse tomber son ndolé ? Jamais ! Partout où les gars passent, ils s’arrangent pour qu’un petit circuit apparaisse. Que ce soit à Paris, Montréal, Washington ou même Tokyo, les Camerounais envoient leur soya, leur djama djama et Kati Kati, et petit à petit, les papilles étrangères commencent à comprendre que chez nous, on ne mange pas pour plaisanter !

    En plus, les choses ne se font pas au hasard. Certains ont ouvert des restaurants, des services de traiteur, et même des événements culinaires pour bien vendre la marchandise. Et au pays, des initiatives comme Diaspora Kitchen réunissent les chefs d’ici et d’ailleurs pour qu’on garde la flamme bien allumée et qu’on montre que le Cameroun a aussi sa place dans la gastronomie mondiale.

    La première édition a même attiré une vingtaine de chefs et plusieurs centaines de visiteurs, preuve que quand on parle de bouffe, tout le monde est intéressé. L’objectif est clair : mettre la gastronomie camerounaise sous les projecteurs et s’assurer qu’elle prenne sa place dans la cour des grands.

    Les chefs camerounais qui mettent la sauce à l’international

    Depuis quelques années, certains Camerounais ont pris la cuisine comme un vrai combat, et aujourd’hui, ils portent le drapeau de notre tchop bien haut.

    Des noms comme Nathalie Brigaud NgoumÉmile Engoulou EngoulouChristian Abegan, ou Alexandre Bella Ola, c’est des gars qui ont compris le game ! 🔥👨🏾‍🍳 Eux, ils ne sont pas allés en Europe pour manger seulement, ils sont partis avec leurs marmites et leurs épices dans la valise !

    Ces chefs-là, ils ont pris la tchop camerounaise, l’ont lavé, repassé, remixé avec des techniques modernes, mais sans jamais enlever le vrai goût du pays. Ils ont compris que le bon piment ne se cache pas, que le djansan ne se remplace pas, et que la cuisson au feu de bois a son propre respect.


    Nathalie Brigaud Ngoum : La go qui fait briller la cuisine camerounaise

    Si tu ne connais pas encore la boss, il est temps de te mettre à jour. Cette dame ne blague pas avec la bouffe, et surtout, elle ne fait pas semblant quand il s’agit de mettre en avant les saveurs du pays.

    Née à Douala, Bonabéri, elle a grandi avec le goût des bonnes choses et l’amour des mots. Après un parcours académique bien bétonné entre le Cameroun et la France, elle a bossé en tant que cadre dans le marketing et la distribution, mais au fond, c’est la cuisine qui l’appelait. Alors, elle a tout repris à zéro et est allée chercher son CAP en cuisine à l’École Hôtelière de Paris, histoire d’avoir la technique pour accompagner le talent naturel.

    Depuis, elle ne dort plus. En 2015, elle lance Envolées Gourmandes, un blog culinaire où elle partage des recettes, revisite les produits africains et valorise nos farines locales. En 2019, elle sort son premier livre, Mon imprécis de cuisine, qui lui vaut plusieurs prix, dont le World Gourmand Award et le prix du livre de la Foire de Paris. Elle ne s’arrête pas là. Avec son école itinérante, Envolées Gourmandes Academy, elle forme des pros de la pâtisserie et pousse les saveurs africaines sur le devant de la scène.

    En 2022, elle est sacrée ambassadrice de la gastronomie camerounaise par l’Organisation Mondiale de la Gastronomie. Toujours en mouvement, elle annonce un deuxième livre dédié à la banane plantain, parce qu’au Cameroun, si tu ne respectes pas le plantain, on ne peut pas te prendre au sérieux en cuisine.


    Émile Engoulou Engoulou : L’homme qui met le Cameroun sur canapé

    Si tu n’as jamais goûté un canapé Ndolé-Miondo ou Foss-Bobolo, c’est que tu n’as pas encore croisé Émile Engoulou Engoulou. Chef, formateur et innovateur, il veut mettre la gastronomie camerounaise sur la carte du monde, et même dans les avions !

    Né en 1962 à Douala, il grandit dans une famille nombreuse où la cuisine est un terrain de rivalité, mais sa passion pour les fourneaux finit par l’emporter. Après un parcours en gestion hôtelière à Paris, il rentre au Cameroun en 1988 et dirige plusieurs établissements avant de fonder Help’Hôtel, un cabinet de conseil en hôtellerie.

    Mais en 1999, la perte de sa mère le ramène à ses premières amours : la cuisine. Depuis, il est à la tête du Club Municipal de Yaoundé, où il régale les clients avec des amuse-bouches 100 % camerounais. Son objectif ? Que ses créations comme le Foss-Bobolo et l’Ekoki-Plantain intègrent les menus des compagnies aériennes.

    Visionnaire, il partage aussi son savoir en chroniques culinaires sur la CRTV, et forme la nouvelle génération à travers l’Académie H2T. Il ne s’arrête pas là : il accompagne les enfants des rues vers la street food professionnelle, leur apprenant l’hygiène et leur proposant des équipements innovants.

    Avec lui, la cuisine camerounaise ne se contente plus d’être locale, elle s’invite sur toutes les tables… et bientôt dans les airs !


    Christian Abégan : L’homme qui veut “gastronomiser” l’Afrique

    Christian Abégan est né en 1965 à Garoua, c’est plus qu’un chef, c’est un ambassadeur de la cuisine africaine. La Cuisine gourmande de Michel Guérard, est « sa bible en matière d’équilibre des saveurs » et c’est ce livre qui lui a donné le goût pour la tchop. Formé au Cordon Bleu de Paris, il ouvre Chez Abégan à Douala, puis Le Palenka à Paris, et devient coach dans Star Chef, l’émission panafricaine culinaire. Son livre « Le Patrimoine culinaire africain » marque un tournant, et il est reconnu comme un des plus grands défenseurs de la gastronomie du continent.

    Son combat ? Transformer la cuisine africaine en une haute gastronomie reconnue mondialement. Il veut codifier les plats comme Escoffier l’a fait pour la France, et milite pour une cuisine africaine authentique, débarrassée des bouillons chimiques. Pour lui, la modernité doit respecter la tradition.

    Lauréat du grand diplôme d’honneur de l’Institut de la Gastronomie Française, il défend l’idée que la gastronomie africaine est un outil de soft power, et pousse les gouvernements et investisseurs à enfin la valoriser à sa juste valeur. Son objectif est clair : faire de la cuisine africaine une référence mondiale.


    Alexandre Bella Ola : L’homme qui fait briller la cuisine africaine à Paris

    Alexandre Bella Ola, c’est le genre de chef qui ne lâche rien. Né en 1959 à Yaoundé, il aurait pu finir marionnettiste ou comédien, mais le ndjaffe l’a rattrapé. Fils d’un cuisinier et maître d’hôtel, il a grandi avec les bonnes odeurs de marmite, sans imaginer que lui aussi finirait par tenir une louche.

    En 1995, avec sa femme Vicky, il ouvre Rio dos Camaraos à Montreuil, un restaurant qui porte fièrement l’ancien nom portugais du Cameroun. Mais les débuts sont durs. Trop de répétition dans la carte, la clientèle ne suit pas. Au lieu d’abandonner, il se forme chez Joël Robuchon, apprend les codes de la haute gastronomie, et revient en force. Son resto prend du galon, et son style se peaufine.

    En 2003, il sort son premier livre, « Cuisine actuelle de l’Afrique noire« , et rafle direct le Grand Prix World Cookbook Awards. Ce succès lui ouvre les portes des plateaux télé, il passe sur Europe 1, « C dans l’air » et bien d’autres émissions, et son restaurant commence à faire du bruit.

    Il ne s’arrête pas là. En 2009, il lance « Moussa l’Africain« , un service traiteur à Paris, et commence à donner des cours de cuisine africaine. Toujours dans la dynamique de mettre la cuisine du continent sous les projecteurs, il publie en 2020 « Mafé, Yassa et Gombo », un hommage aux classiques africains.

    Aujourd’hui, Alexandre Bella Ola est plus qu’un chef : c’est un passeur, un ambassadeur du bon goût africain. Il veut que le mafé, le ndolé et le yassa deviennent aussi populaires que les sushis et les pizzas. Et avec sa détermination, ce n’est qu’une question de temps.


    Les restos camerounais qui font sensation dans les grandes capitales

    Les Camerounais de la diaspora ne dorment pas ! À Paris, des restos comme La Doyenne ou Le Wouri à Londres servent du Ndolé, du Poulet DG, du Poisson braisé, et les Européens commencent même à réclamer plus de piment.

    Les restos camerounais ne sont plus seulement pour la communauté expatriée, ils attirent aussi des curieux en quête de nouvelles saveurs. Petit à petit, la sauce arachide, le koki et le mbongo commencent à parler d’eux-mêmes, et bientôt, qui sait, ils seront peut-être sur les grandes tables étoilées ?

    Carte du Wouri à Londres

    Si on a bien appris une chose en parcourant les marmites du pays, c’est que le Cameroun ne fait pas les choses à moitié quand il s’agit de ndjaffe. Des villages aux grandes villes, des marchés animés de Douala aux restaurants de Paris, la bouffe camerounaise est un patrimoine vivant, une histoire qui mijote à feu doux et qui refuse de se perdre.

    On a vu comment chaque région a sa sauce, comment les migrations et les échanges ont enrichi nos recettes, comment les saveurs du pays se baladent à l’étranger grâce aux chefs et aux restos de la diaspora. On a aussi compris que malgré les fast-foods et les supermarchés bien garnis, les Camerounais n’ont pas encore dit adieu au bon goût d’antan.

    Mais le vrai ndem, c’est que la cuisine camerounaise n’a pas encore pris toute la place qu’elle mérite sur la scène mondiale. On a le talent, on a les saveurs, mais il reste à faire briller tout ça au niveau où ça doit être. On ne doit plus seulement manger local, il faut imposer nos plats, nos techniques, nos produits.

    Alors, à toi qui as suivi ce voyage culinaire, la prochaine fois que tu vois un bon plat camerounais, donne-lui le respect qu’il mérite. Que ce soit un ndolé bien monté, un koki encore fumant, ou un soya grillé comme il faut, prends le temps d’apprécier et de partager. Parce qu’au Cameroun, la bouffe, c’est une affaire de cœur et le monde ignore son potentiel!

    Bon avant de nous séparer, réponds à notre formulaire dans le lien ci dessous, puis écris ce que tu as dans le ventre en commentaires, on est là seulement, on digère tout ! 👀🔥

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